Dès le départ, le projet de Raphaël Imbert était ambitieux : souligner les liens spirituels et musicaux entre Jean-Sébastien Bach et John Coltrane. Quelques mois après la sortie de BACH COLTRANE, autant de temps passé dans le top 10 des ventes d’albums Jazz en France, une douzaine de showcases, des conférences et des concerts à Dijon, à la Cité de la Musique de Paris, à la Station Station Alexandre à Marseille, à la Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence, dans les églises Notre Dame de la Croix de Ménilmontant et Saint-Eustache à Paris, aux Concerts Allumés de la Scène nationale de Poitiers, et avant le Théâtre du Châtelet en 2009 et le Festival des Musiques Sacrées de Fès (Maroc) en 2010, on sait maintenant que l’entreprise de Raphaël Imbert a passionné les médias et convaincu un large auditoire, au-delà des clivages entre la musique classique et le jazz. “Avec l’improvisation comme point de convergence, ce disque est né de ma rencontre avec l’organiste André Rossi. Le plaisir simple de faire de la musique ensemble trouvait ses racines dans une relation profonde à la spiritualité musicale, liturgique et organologique pour André Rossi, historique et personnelle pour moi. Les œuvres de Jean-Sébastien Bach et John Coltrane se sont rapidement imposées à nous. L’anecdote veut d’ailleurs, comme le rapportent de nombreux témoins qui ont vu travailler Coltrane, que certaines partitions de Bach, les inventions, les fugues, les préludes, servaient d’exercices prestigieux lors de ses longues séances d’entraînement saxophonistiques. Par ailleurs, dans un même souci de construction, de science harmonique avancée et de figuralisme musical, J.S. Bach et John Coltrane auront servi d’exemples à de nombreuses générations de créateurs, quels que soient leurs styles et leurs époques. Les différents mouvements esthétiques qui ont constitué l’histoire de la musique ont une importance capitale pour la transmission et la constitution d’une identité. Mais il arrive aussi qu’à un moment précis de notre évolution artistique, nous soyons handicapés par des frontières stylistiques érigées en murs infranchissables. Ainsi, je souhaite, avec l’ensemble des musiciens et intervenants de ce projet, faire résonner les liens spirituels et dynamiques que partagent des univers musicaux apparemment distincts et personnels, en soulignant des affinités communes insoupçonnées. D’où que nous venions, nous sommes tous des musiciens”. Raphaël Imbert, 2007 Spectacle disponible en trio, en quartet (avec Michel Péres à la contrebasse), ou avec le Quatuor Manfred. En accord avec la Compagnie Nine Spirit.